Le Peugeot BB désigne plusieurs générations de cyclomoteurs, avec des versions monovitesse et des modèles à deux ou trois rapports. Pour identifier une machine, relevez le type sur la plaque constructeur, le numéro de série frappé sur le cadre et les caractéristiques du moteur. Les appellations seules ne suffisent pas à dater un exemplaire.
En bref
- La famille Peugeot BB comprend des modèles différents, du BB monovitesse aux BB2V et BB3, puis à des variantes portant des suffixes distinctifs.
- Les données techniques du Duomatic décrivent une version particulière, pas l’ensemble des Peugeot BB.
- Les noms TL3 et TL4 correspondent à des cyclo-scooters Peugeot contemporains, à ne pas confondre avec les BB.
- Une identification fiable croise le type, le numéro de série, la plaque constructeur et les éléments mécaniques visibles.
Le périmètre porte sur les Peugeot BB d’origine et leurs repères d’identification. Il ne traite ni des préparations, ni des démarches administratives, ni de l’ensemble des autres cyclomoteurs Peugeot.
Quelles générations de Peugeot BB distingue-t-on ?
Les désignations disponibles montrent une famille qui évolue par types et par équipements, plutôt qu’un modèle unique décliné seulement en couleurs. Les repères recensés comprennent le BB de 1957, le BB Centri de 1959, les BBV du début des années 1960, puis les BB2V et BB3. Les années apparaissant avec ces noms sont des repères de documentation, pas à elles seules des dates certaines de fabrication.
Les appellations tardives se diversifient encore. Des documents illustrés mentionnent notamment BB3 SP, BB3 SPM, BB3 GT, SPR et TSR, ainsi que des BB des années 1960. Ces suffixes orientent la recherche vers une variante précise, mais ils doivent être confirmés par une plaque, un catalogue de pièces ou une notice correspondant à la machine.
Le tableau reprend les noms et années présents dans les éléments documentaires disponibles. Comme les références complètes des documents ne sont pas indiquées, ces jalons ne constituent pas une chronologie exhaustive de production.
| Repère documenté | Appellations relevées | Ce que cela permet d’orienter |
|---|---|---|
| 1957 | BB, BB2V | Recherche entre une version BB et une version à deux vitesses. |
| 1959-1961 | BB Centri, BBV, BB3 | Vérification du type exact et de la transmission. |
| 1963-1965 | BB1 SH, BB104, BB TLS, BB CT, BB VCT | Comparaison des suffixes avec la plaque et les pièces. |
| 1970-1973 | BB3 GT, SPR, TSR | Identification d’une appellation de variante, à confirmer par documentation dédiée. |
La liste des modèles d’époque consultable sur Gallica, bibliothèque numérique de la BnF peut aider à retrouver des documents primaires, à condition de vérifier leur édition et leur contenu. Pour situer les pièces d’une autre marque française, la page sur les pièces de Motobécane AV88 offre un point de comparaison, sans établir de compatibilité avec Peugeot.
Quels moteurs et transmissions équipent les Peugeot BB ?
Les appellations BB2V et BB3 signalent des configurations à plusieurs rapports, tandis que les documents distinguent aussi des modèles monovitesse et Duomatic. Il faut donc éviter d’attribuer une seule architecture à toutes les générations. Le terme moteur deux-temps désigne ici le principe moteur, mais la cylindrée, l’embrayage et la transmission doivent être vérifiés pour chaque type.
Une fiche technique associée à une version Duomatic indique une cylindrée de 49 cm³, un alésage et une course de 40 × 39 mm, ainsi qu’une puissance annoncée de 1,8 ch à 4 900 tr/min. Elle mentionne un embrayage Duomatic, un carburateur Gurtner avec gicleur de 22, une transmission primaire par courroie et une transmission secondaire par chaîne. Ces chiffres décrivent la configuration présentée dans cette fiche, et ne doivent pas être généralisés aux BB2V ou BB3.
Les données de partie-cycle associées à cette même description comprennent un cadre monotube, un réservoir de cinq litres, des roues de 23 pouces et des freins de 90 mm intégrés aux moyeux. Faute de référence bibliographique complète pour cette fiche, ces caractéristiques doivent être recoupées avec une notice ou un catalogue Peugeot avant une restauration d’origine.
Le tarif mentionné pour cette version est de 555 francs, sans précision suffisante sur l’édition exacte du document ni sur ses conditions commerciales. Il s’agit d’un repère historique, pas d’une valeur actuelle ni d’une cote de collection.
Le TL3 et le TL4 sont-ils des générations de BB ?
Non. Les TL3 et TL4 sont présentés dans les données comme des cyclo-scooters Peugeot, distincts de la famille BB. Leur proximité chronologique et leur constructeur commun peuvent entraîner des confusions dans les annonces, surtout lorsque les appellations sont abrégées. L’identification doit donc commencer par le type exact, et non par une ressemblance de carrosserie.
Le TL3 et ses évolutions
Les éléments disponibles signalent une évolution du TL3 en 1961, avec les désignations TL3 S et TL3 ter. Le TL3 S est décrit avec un frein avant cantilever et sans fourche télescopique, tandis qu’une finition champagne est également mentionnée. Ces informations sont des indices pour reconnaître un TL3, pas des caractéristiques à attribuer à un Peugeot BB.
Le TL4 Skipper
Le TL4 Skipper est décrit pour les années-modèles 1960 à 1962. Sa partie-cycle comprend un cadre en tubes d’acier à section rectangulaire, des suspensions oscillantes sur blocs de caoutchouc et un plancher repose-pieds. Une évolution TL4 V est associée à un variateur, tandis que la fiche distingue aussi le TL4 bis.
Le moteur indiqué est celui du Duomatic, mais cette parenté mécanique ne transforme pas le Skipper en BB. Le nom de modèle, la carrosserie et le type frappé restent déterminants pour ne pas commander des pièces destinées à un autre cyclomoteur.
Comment réussir l’identification du cadre et de la plaque ?
Commencez par relever sans interprétation les caractères visibles sur la plaque constructeur, puis cherchez le numéro de série frappé sur le cadre. Le type inscrit constitue le premier indice de famille ; le numéro de série peut contribuer à la datation uniquement lorsqu’une plage documentée existe pour ce modèle. Les éléments disponibles ici ne donnent aucune plage de numéros Peugeot BB vérifiable.
Pour une identification du cadre, comparez ensuite les marquages avec les formes générales du modèle, la transmission et les équipements. Une plaque remplacée, absente ou illisible ne permet pas de conclure à elle seule qu’un cadre est incorrect. Inversement, une appellation peinte ou ajoutée sur un carter ne prouve pas que toutes les pièces correspondent à la configuration d’origine.
- Photographiez la plaque constructeur et le numéro frappé, avec une lumière qui rende chaque caractère lisible.
- Relevez le type complet, y compris les lettres finales qui distinguent certaines variantes.
- Notez séparément les caractéristiques du moteur, de l’embrayage et de la transmission.
- Comparez ces indices à une notice ou à un catalogue Peugeot daté avant d’acheter des pièces.
Si le moteur et le cadre portent des indices différents, conservez les deux relevés. Un moteur remplacé peut expliquer un décalage, mais ne suffit pas à dater le cadre ni à démontrer l’origine de l’ensemble.
Quels documents réunir avant une restauration d’origine ?
Une restauration commence par l’identification, pas par le remplacement des éléments qui paraissent usés. Réunissez les documents correspondant au type exact, puis vérifiez les vues de pièces, les références et les différences d’équipement. Une référence de teinte ou un montage ne devrait être retenu que si un document Peugeot daté le confirme pour la variante concernée.
Les teintes mentionnées pour certains cyclo-scooters Peugeot, comme le bleu Rallye ou le tilleul du Skipper, ne peuvent pas être reportées aux BB. De même, le tarif de 555 francs lié à une fiche Duomatic ne constitue ni une cote actuelle, ni une estimation de restauration. Pour une valeur de marché, il faudrait un relevé daté d’annonces comparables, avec leur nombre et leur état.
Avant l’achat d’une pièce, confrontez son application annoncée à la désignation complète de la machine. Une pièce compatible avec un Peugeot BB monovitesse ne l’est pas nécessairement avec un BB2V ou un BB3. Une refabrication peut convenir à un usage de remplacement, mais elle ne prouve pas un montage d’origine.
Les sources disponibles permettent de distinguer plusieurs noms de modèles et de relever des caractéristiques Duomatic, mais elles ne suffisent pas à établir les plages de numéros, toutes les années de production ni les références de peinture des BB. Pour documenter une restauration, recherchez une notice ou un catalogue de pièces Peugeot daté qui nomme précisément le type concerné.
Peugeot BB et BB2V désignent-ils le même modèle ?
Non, les appellations distinguent des variantes. BB2V indique une version à deux vitesses dans les repères documentaires disponibles. Il faut toutefois confirmer le type complet sur la plaque constructeur.
Tous les Peugeot BB ont-ils un moteur Duomatic ?
Non. Les documents distinguent des versions Duomatic, monovitesse et plusieurs modèles à rapports. Les caractéristiques d’une fiche Duomatic ne s’appliquent pas automatiquement aux BB2V ou BB3.
Le TL4 Skipper est-il un Peugeot BB ?
Les données le présentent comme un cyclo-scooter Peugeot distinct de la famille BB. Une mécanique apparentée au Duomatic ne suffit pas à confondre les deux modèles.
Le numéro de série permet-il de dater un Peugeot BB ?
Il peut contribuer à la datation si une plage fiable et sourcée existe pour le type concerné. Les plages correspondantes ne figurent pas dans les données disponibles ici ; ne déduisez donc pas une année du seul numéro.
Le dossier complet Cyclomoteur Peugeot ancien : BB, 101, 102, 103 et 104 identifiés